Que s’est-il passé cette semaine sur le marché de la santé ?

29/04/2026
Que s’est-il passé cette semaine sur le marché de la santé ?
Semaine du 20 au 24 avril 2026
CHEZ NOS CLIENTS ET PROSPECTS
Résultats 2025 : Solimut Mutuelle poursuit son redressement
News Assurance Pro– 24/04/2024
- Solimut Mutuelle : troisième année dans le vert avec un résultat net positif de 3,7 M€, même si ce bénéfice recule légèrement.
- Chiffre d’affaires en baisse : Le CA atteint 290 M€, soit –3 % sur un an. La mutuelle subit une érosion de son portefeuille, avec –9 % d’adhérents en santé et –6 % en prévoyance, principalement liée à la perte de contrats collectifs et à des résiliations individuelles.
- Résultat technique en forte amélioration : Malgré la baisse d’activité, le résultat technique bondit à 7,9 M€ (contre 3 M€ en 2024), grâce au plan de redressement et à la sortie de contrats collectifs déficitaires.
- Résultat financier dans le rouge : Le volet financier pèse sur l’exercice, avec –2 M€, conséquence de provisions pour dépréciation sur certains placements.
- Solvabilité renforcée : Les fonds propres progressent à 110 M€ et le ratio de couverture du SCR atteint 171 %, au-dessus de la cible interne de 170 %.
- Priorités 2026 : Solimut veut désormais accélérer sur la performance commerciale, la satisfaction adhérents, la simplification des parcours et la maîtrise des résiliations, tout en misant sur de nouveaux partenariats pour relancer la croissance.
Assurance : pour redynamiser ses agences, la Maif mise sur une stratégie déjà vue
La Tribune – 24/04/2024
- La Maif veut relancer ses agences en modernisant leurs formats et leurs usages, une stratégie déjà adoptée par d’autres assureurs pour contrer la chute de fréquentation.
- Les agences Maif ont perdu près de 40 % de fréquentation depuis la crise sanitaire. L’assureur veut enrayer cette érosion en redonnant un rôle central au réseau physique.
- Depuis 2024, la Maif déploie sa “Stratégie des lieux”, un programme de transformation de ses implantations. Objectif : adapter les agences aux nouveaux usages, notamment ceux des jeunes urbains, et renforcer la visibilité locale.
- Trois formats d’agences :
- 360 (flagship, 300 m²) pour les métropoles ;
- Maison (200 m²) pour les centres‑villes ;
- Kiosque (45 m²) pour les zones de flux.
- Ces formats misent sur des espaces conviviaux, sans guichets, intégrés aux parcours digitaux.
- Après des tests à Rennes, Toulouse, Lille et Anglet, la Maif prévoit de transformer 44 agences d’ici mi‑2027, soit près d’un tiers du réseau pour un budget de 300 000 à 500 000 € par site.
- Cette modernisation du réseau physique n’est pas une innovation propre à la Maif : d’autres assureurs ont déjà engagé des démarches similaires pour rééquilibrer digital et proximité humaine.
- La réorganisation suscite aussi des inquiétudes sociales, poussant les représentants du personnel à demander davantage de transparence.
Résultats 2025 : En croissance, Asselio se projette à 2/3 ans
News Assurance Pro– 23/04/2024
- Asselio affiche une croissance soutenue en 2025, avec une hausse de plus de 10 % de son chiffre d’affaires atteignant 15 M€, et de nouvelles ambitions stratégiques.
- Un modèle porté par la protection sociale : le courtier réalise 75 % de son activité en protection sociale (santé, prévoyance, retraite, épargne salariale). Le reste provient de la gestion de patrimoine et de l’international, notamment l’assurance des expatriés et des voyageurs.
- Une croissance uniquement organique : en effet, bien qu’Asselio continue de scruter des cibles, surtout en protection sociale, aucune acquisition n’a pu être finalisée en 2025, faute d’opportunités raisonnables sur un marché très disputé.
- Le groupe vise 16,2 M€ de chiffre d’affaires en 2026 et prépare une transformation pour devenir un intermédiaire de taille moyenne d’ici 2027/2028, avec un cap fixé autour des 20 M€.
- Une feuille de route à 2/3 ans : avec près de 7 000 clients, Asselio revoit son mix d’activités et son approche commerciale pour accompagner son changement d’échelle.
- Asselio Partenaires, moteur de croissance : la plateforme digitale dédiée à l’épargne retraite et salariale connaît une croissance spectaculaire (+300 %) et atteint 2 M€ de CA en 2025. Elle fédère déjà 5 assureurs partenaires et 80 courtiers.
- Le courtier prévoit d’élargir encore ce réseau et d’intégrer de nouveaux porteurs de risques dans les 2 à 3 ans.
Épargne collective : Apicil lance une marque dédiée
News Assurance Pro– 23/04/2024
- Apicil structure son offre et lance une marque dédiée à l’épargne collective.
- Apicil crée Apicil Épargne et Retraite Entreprise, une bannière unique regroupant toutes ses solutions d’épargne salariale et de retraite collective. L’initiative s’inscrit dans le plan stratégique Impulsions 2028, alors que le marché dépasse désormais 250 Md€ d’encours.
- Le groupe veut transformer des dispositifs jugés techniques en leviers de fidélisation et de marque employeur, en simplifiant l’offre et en unifiant ses produits : PEE, PERCOL, PERO, IFC.
- Une première offre opérationnelle : Apicil Alizé Perob, un PERO nouvelle génération.
- Refonte du modèle de distribution : Apicil adopte un positionnement multicanal et s’appuie sur une structure FRPS pour renforcer sa capacité à gérer des engagements de long terme.
- Accélération digitale et pédagogie renforcée : un nouvel environnement numérique sera déployé cette année, accompagné de guides, webinaires et accompagnement humain pour rendre les salariés plus autonomes dans la gestion de leur épargne.
- Une ambition sociétale affichée : l’épargne collective est un outil utile pour les salariés, les entreprises et l’économie, et doit devenir plus lisible et plus simple à utiliser.
Résultats 2025 : Un bon millésime pour Prévifrance
News Assurance Pro– 23/04/2024
- Prévifrance signe un bon cru 2025 grâce à la croissance et à une sinistralité en recul
- Chiffre d’affaires en hausse : un CA de 286 M€, en progression de 4 %, grâce à la croissance de son effectif assuré (+1 %) et des indexations tarifaires appliquées début 2025.
- Portefeuille solide : au 31 décembre, la mutuelle protège 350 000 personnes en santé et 82 000 en prévoyance, confirmant une base d’adhérents stable.
- Résultat net en nette progression : il grimpe à 13,5 M€, soit +3,9 M€ sur un an. Cette performance est tirée par :
- Une amélioration de la sinistralité en santé et prévoyance (ratio P/C en baisse de 1,6 %),
- La hausse du chiffre d’affaires,
- La maîtrise des frais de gestion,
- Et un meilleur résultat financier, porté par des rendements obligataires plus élevés et une valorisation accrue du portefeuille.
- Solvabilité toujours élevée malgré un recul : le ratio SCR s’établit à 266 %, contre 286 % en 2024.
Résultats 2025 : Première année du contrat PSC réussie pour Unéo
News Assurance Pro– 23/04/2024
- Un cap symbolique franchi : grâce à la mise en œuvre de la réforme de la protection sociale complémentaire (PSC) au ministère des Armées, Unéo dépasse en 2025 le million de personnes protégées, un bond lié au contrat santé désormais assuré avec GMF.
- Un chiffre d’affaires en forte progression : La mutuelle enregistre une hausse de 13 % de son chiffre d’affaires, qui atteint 678,8 M€. Les cotisations augmentent de 77,3 M€, tandis que les prestations nettes progressent au même rythme pour atteindre 531,8 M€.
- Un résultat financier solide : Unéo bénéficie d’un résultat financier de 10,3 M€, contribuant à la bonne tenue globale de l’exercice.
- Une solvabilité robuste malgré un léger recul : les fonds propres s’élèvent à 468,5 M€ (+4 %). Le ratio de couverture du SCR reste élevé à 239 %, même s’il recule de 4 points par rapport à 2024.
- Un résultat net excédentaire : sans en dévoiler le montant exact, la mutuelle affirme dégager un résultat net positif pour cette première année sous PSC.
Résultats 2025 : Seyna en pleine santé
News Assurance Pro– 22/04/2024
- Une progression record du chiffre d’affaires : en 2025, Seyna affiche une hausse de 57 % de ses primes émises, atteignant 142 M€, dont 124 M€ portés directement sur son bilan. L’assureur dépasse ainsi de 15 % son objectif interne.
- Avec 51 M€ de primes brutes et une croissance de +118 %, la verticale santé s’impose comme le premier moteur de Seyna. Toutes les autres branches progressent également, notamment les dommages aux biens (+26 %).
- Présent en Allemagne, Espagne, Pologne, Belgique et Pays‑Bas, Seyna voit toutes ses activités affinitaire et internationales progresser :
- Santé animale : +37 % (27,9 M€),
- Loyers impayés / caution : +57 % (18,1 M€),
- Affinitaire auto : +57 % (12,7 M€),
- Panne / casse / vol : 18,8 M€ (+6 %),
- Annulation : 9,5 M€ (+18 %).
- Les charges de sinistres augmentent fortement à 72 M€, mais le ratio Sinistres + Commissions / Primes s’améliore à 92 % (–8 points). En santé, Seyna revendique 9 % de marge après sinistres et frais.
- L’assureur ne publie toutefois pas son résultat net, alors qu’il était déficitaire de 2,5 M€ en 2024.
- Le ratio de couverture du SCR bondit à 247 %, soit +40 points en un an, signe d’une structure financière renforcée malgré une croissance très soutenue.
Résultats 2025 : La MGAS en croissance
News Assurance Pro– 22/04/2024
- MGAS : forte croissance du portefeuille en 2025 avant un choc de périmètre en 2026
- Un bond de 22 % des personnes couvertes : au 1er janvier 2026, la MGAS franchit les 99 000 personnes protégées, portée par l’entrée en vigueur du contrat collectif des ministères sociaux, co‑assuré avec MGEN, Relyens et MNH. Ce marché représente 46 000 agents actifs et retraités.
- La mutuelle prévoit toutefois une chute de ses effectifs autour de 87 000 personnes au 1er mai, après la perte du contrat santé de la DGAC, remporté par Alan.
- En 2025, le CA augmente de 3,9 % pour atteindre 69,4 M. Le résultat de souscription brut recule à 1,2 M€ (contre 1,5 M€), pénalisé par la prévoyance mais compensé par un meilleur résultat technique en santé.
- Le résultat financier grimpe à 1,8 M€ (+17 %). Les commissions perçues chutent à 1,4 M€, après une année 2024 exceptionnelle liée aux commissions variables.
- Le ratio SCR diminue à 185 % (contre 213 %), et les fonds propres reculent à 39,5 M€.
- La mutuelle anticipe un résultat net d’environ 1 M€ pour 2025, sous réserve de validation en assemblée générale.
SUR NOS DOMAINES D’INTERVENTION
Services dans l’assurance : le retour sur investissement (ROI) existe, mais on cherche au mauvais endroit
L’Argus de l’assurance – 25/04/2024
- Les services créent bien de la valeur dans l’assurance, mais les assureurs cherchent le ROI au mauvais endroit.
- L’Argus explique que les acteurs du marché évaluent encore ces services comme des produits commerciaux — en regardant les ventes directes — alors que leur impact réel se situe ailleurs :
- Fidélisation accrue,
- Réduction du churn,
- Meilleure maîtrise du risque grâce à la prévention.
- Résultat : les assureurs concluent trop vite que les services “ne rapportent pas”, alors qu’ils génèrent un ROI diffus, structurel et long terme, essentiel à la performance technique.
- L’article appelle à changer les indicateurs pour piloter ces offres de manière cohérente.
Gel des complémentaires : Le gouvernement saisit le Conseil d’État
News Assurance Pro– 23/04/2024
- Un amendement qui crée la confusion : la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 impose que les cotisations de complémentaire santé ne puissent pas augmenter en 2026 par rapport à 2025. Les organismes complémentaires jugent cette mesure inapplicable et contraire au droit de la concurrence, tandis que son auteur, Jérôme Guedj, exige son application stricte.
- Le gouvernement saisit le Conseil d’État : face aux incohérences juridiques et aux difficultés opérationnelles, l’exécutif demande au Conseil d’État si le gel doit être… laissé inappliqué. Le ministère de la Santé souligne que la disposition n’a pas été examinée par le Conseil constitutionnel mais soulève de graves interrogations.
- Le gouvernement questionne :
- Le champ exact d’application du gel,
- Son caractère général et indifférencié,
- Et si l’interdiction d’augmenter les tarifs vaut « quelle qu’en soit la cause » ou seulement pour éviter la répercussion de la contribution exceptionnelle de 2,05 %.
- Le casse-tête des contrats collectifs : les hausses de cotisations négociées dans le cadre du dialogue social posent problème :
- Une cotisation issue d’un accord collectif entre‑t‑elle dans le champ de la loi ?
- Le ministère doit‑il refuser l’extension d’accords prévoyant une hausse ?
- Des obstacles pratiques majeurs : le gel a été voté après l’envoi des appels de cotisation, rendant son application techniquement impossible. Certains contrats prévoient en plus des indexations automatiques liées au plafond de la Sécurité sociale.
- Des risques constitutionnels : l’exécutif s’interroge sur une possible atteinte à la liberté contractuelle, à la liberté d’entreprise et à la liberté tarifaire. Il demande donc au Conseil d’État si le gel est manifestement contraire aux droits et libertés constitutionnels, et s’il doit, en conséquence, ne pas être appliqué.
Complémentaires : Jérôme Guedj demande à Stéphanie Rist d’appliquer la loi
News Assurance Pro– 21/04/2024
- Dans un courrier daté du 13 avril, Jérôme Guedj dénonce les hausses de cotisations constatées chez les assurés alors que la loi prévoit un gel strict des tarifs en 2026.
- L’élu rappelle que son amendement interdit toute augmentation des cotisations en 2026 par rapport à 2025, afin d’éviter que la surtaxe de 1,1 Md€ imposée aux complémentaires ne soit répercutée sur les assurés.
- Pour lui, faute de censure du Conseil constitutionnel, la mesure est « d’application immédiate ».
- Le député affirme avoir été alerté par de nombreux Français confrontés à des hausses importantes, parfois supérieures à 30 %. Il s’étonne qu’une loi « aussi claire » ne soit pas appliquée.
- Jérôme Guedj demande au gouvernement :
- Où en sont les échanges avec les complémentaires ?
- Quels contrôles sont engagés contre les organismes qui augmentent leurs tarifs ?
- Et comment seront gérés les remboursements des sommes indûment perçues ?
- Le député évoque la possibilité d’une QPC déposée par les complémentaires pour contester la constitutionnalité du gel.
- De son côté, le gouvernement n’a pas donné suite à la réunion du 30 janvier et s’apprête à saisir le Conseil d’État, tandis que les organismes affirment être dans l’impossibilité d’appliquer la mesure sans clarification.
- Jérôme Guedj relance le débat sur la Grande Sécu, questionnant l’utilité même des complémentaires et défendant l’idée d’une Sécurité sociale intégrale couvrant tous les risques.
Protections périodiques : Les ocam participeront au remboursement
News Assurance Pro– 20/04/2024
- Protections périodiques : un remboursement élargi dès septembre, malgré les réticences des complémentaires
- À partir de septembre, certaines protections périodiques réutilisables — culottes menstruelles et cups — seront remboursées pour les femmes de moins de 26 ans et pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S). L’objectif : lutter contre la précarité menstruelle, soutenir le pouvoir d’achat et encourager des produits plus durables.
- Un dispositif qui pourrait concerner 6,7 millions de femmes. Pour les femmes couvertes par la C2S, la prise en charge sera intégrale par l’Assurance maladie.
- Le décret publié le 18 avril prévoit une participation de l’assurée comprise entre 35 % et 45 %, que les organismes complémentaires devront couvrir dans le cadre du contrat responsable. Le taux exact sera fixé ultérieurement.
- L’Unocam a rendu un avis défavorable, refusant que ce remboursement devienne obligatoire. L’impact financier est estimé à 156 M€ par an, dont 62,4 M€ à la charge des complémentaires avec un ticket modérateur de 40 %.
- Jusqu’à fin 2028 au plus tard, le remboursement se fera uniquement en pharmacie, le temps que le dispositif soit pleinement déployé.
POUR LA CULTURE GÉNÉRALE
RH : La CFE-CGC souhaite encadrer l’usage de l’IA
News Assurance Pro– 22/04/2024
- Une technologie déjà utilisée… mais sans garde fous.
- Selon une enquête menée auprès de 1 000 salariés du secteur, 68 % ne maîtrisent pas l’IA sans risques et 63 % redoutent des suppressions d’emplois. Le syndicat estime que l’IA se déploie trop vite, sans formation ni cadre protecteur.
- Une transformation profonde des métiers : plus de trois quarts des salariés anticipent une évolution majeure de leur métier. La CFE CGC a établi une cartographie GPEC/GEPP distinguant trois catégories :
- Métiers sensibles,
- Métiers susceptibles de disparaître,
- Métiers renforcés par l’IA.
- Le syndicat souhaite intégrer cette cartographie dans tous les accords GEPP de la branche.
- Il propose un cadre négocié entre directions et représentants du personnel, articulé autour de cinq mesures :
- Formation obligatoire pour tous : une formation IA systématique, adaptée à chaque famille de métiers, afin de sécuriser les usages et réduire les risques.
- Aucune suppression de poste liée à l’IA : la CFE CGC réclame une clause de non-suppression d’emploi pendant toute la durée des accords, ainsi que des passerelles financées pour les métiers menacés.
- Création d’une commission IA permanente : une instance dédiée, réunie quatre fois par an, avec information et consultation du CSE pour tout projet impliquant l’IA et touchant au moins 10 % des salariés.
- Mise en place d’une charte IA opposable : intégrée au règlement intérieur, elle interdirait toute surveillance individuelle par l’IA, garantirait un droit de contestation des décisions algorithmiques et imposerait un audit annuel des biais par un organisme indépendant.
- Encadrement de l’usage de l’IA dans les entretiens professionnels : l’IA pourrait aider à consolider les données, mais la décision doit rester humaine et le salarié doit garder la main sur ses informations.