Que s’est-il passé cette semaine sur le marché de la santé ?

Que s’est-il passé cette semaine sur le marché de la santé ?

Semaine du 23 au 27 mars 2026

CHEZ NOS CLIENTS ET PROSPECTS 

 

Mutuelles : pour accompagner sa croissance, Territoria (groupe Apicil) renforce sa direction générale par une nomination stratégique 

L’Argus de l’assurance – 26/03/2026 

  • La mutuelle Territoria spécialisée dans la protection sociale des agents territoriaux, annonce l’arrivée de Jean-Christophe Le Ral en tant que directeur général adjoint. 
  • Dans son nouveau rôle, il est en charge des pôles gestion, distribution et informatique de la mutuelle. 
  • Il a intégré le groupe Apicil en 2000. À partir de 2013, il évolue à la direction des systèmes d’information du groupe de protection sociale où il occupe des responsabilités dans la gouvernance des SI, l’accompagnement sur des projets et le pilotage d’activités opérationnelles. 

 

Axa : changements au sein du groupe avec la nomination d’un nouveau directeur des affaires publiques et d’un directeur de cabinet du directeur général Thomas Buberl 

L’Argus de l’assurance – 26/03/2026 

  • Le groupe d’assurance français remanie sa direction à la suite du départ à la retraite de sa directrice des affaires publiques Patricia Plas. 
  • Julien Parot est nommé directeur des affaires publiques. Pour lui succéder Bertrand Noize devient directeur de cabinet du directeur général Thomas Buberl. 

 

PSC : L’AMF remet en jeu ses contrats santé et prévoyance 

News Assurance Pro – 23/03/2026 

  • L’Autorité des marchés financiers (AMF) lance un appel d’offres pour couvrir en santé et prévoyance près de 600 collaborateurs à compter de 2027. 
  • Un contrat très disputé : Axa est l’assureur actuel de l’AMF depuis 2022, en santé comme en prévoyance. 
  • Mgéfi, mutuelle affinitaire du ministère de l’Economie et des finances, pourrait tenter sa chance. Tout comme Alan, nouvel assureur du régime santé de Bercy. Les mutuelles du groupe Vyv positionnées auprès des agents publics pourraient également se positionner. Sans oublier des bancassureurs en forte croissance en assurance collective comme Crédit Agricole Assurances ou encore les institutions paritaires. 
  • La consultation est composée de deux lots : le premier sur la prévoyance, le deuxième sur le contrat santé.   
  • Appel d’offres avec négociation : en prévoyance comme en santé, la capacité économique et financière compte 30% de la note. La capacité professionnelle (les références des contrats gérés au cours des 3 dernières années) pèse 60% de la note. Enfin, la capacité technique complète les critères de sélection, avec 10%. 

 

SUR NOS DOMAINES D’INTERVENTION 

 

Mutuelles communales : un remède partiel selon Agéa 

L’Assurance en mouvement – 24/03/2026 

  • Alors que de plus en plus de communes, régions ou départements mettent en avant des offres de complémentaire santé négociées pour leurs habitants, Agéa considère que cette dynamique répond surtout à une difficulté immédiate d’accès à l’assurance santé, sans traiter le problème de fond. 
  • Dans un document de février dernier, la fédération rappelle que ces dispositifs, souvent présentés comme des outils d’action sociale, se développent dans un contexte de hausse continue des cotisations et de renoncement aux soins. 
  • Ces contrats sont généralement ouverts sans questionnaire médical et, selon les cas, sans condition de ressources. 
  • La fédération souligne toutefois la fragilité économique du modèle. Ces offres visent souvent des publics peu couverts par les contrats collectifs, comme les retraités, les étudiants ou les salariés précaires, c’est-à-dire des profils disposant de capacités de cotisation plus faibles, alors même que certains ont des besoins de santé plus élevés. 
  • Pascal Chapelon, président d’Agéa, appelle ainsi à « une réflexion nationale sur les conditions d’un accès pérenne et soutenable à la complémentaire santé, au-delà des réponses locales, aussi volontaristes soient-elles ». 

 

POUR LA CULTURE GÉNÉRALE 

 

Comment les assureurs se mobilisent face aux fraudeurs en bande organisée, plus de 900 M€ de fraude à l’assurance détectés 

L’Argus de l’assurance – 28/03/2026 

  • Les assureurs sont confrontés à une fraude désormais très sophistiquée structurée en réseaux. Leur combat associe des outils de détection de plus en plus sophistiqués et une incontournable expertise humaine. 
  • Quelques chiffrés clés : 
    • 902 M€ : Le montant des fraudes à l’assurance détectées en 2024, selon l’Alfa (l’Agence de lutte contre la fraude à l’assurance) 
    • 656 M€ : Le montant des fraudes en IARD en 2024, selon l’Alfa 
    • 5 à 10 % La part des prestations qui seraient versées dans des dossiers frauduleux, selon les experts 
  • Les réseaux partagent activement leurs méthodes via les réseaux sociaux et les messageries instantanées, ce qui accélère la diffusion des pratiques frauduleuses les plus efficaces. La transformation numérique des parcours de souscription et d’indemnisation a offert aux fraudeurs un terrain de jeu inédit. 
  • L’une des menaces les plus préoccupantes concerne les fausses entreprises. La facilité croissante de création de sociétés en France est exploitée par des réseaux qui souscrivent des contrats, perçoivent quelques remboursements ou indemnités, puis disparaissent. 
  • Face à la sophistication croissante des fraudeurs, les assureurs ont massivement investi dans des outils de détection. Pour autant, l’humain n’est pas remplacé par la machine : il entre en émulation avec elle. 
  • Reste un verrou majeur : la coopération. La lutte antifraude ne peut être efficace si elle reste cloisonnée à chaque compagnie. En matière de santé et prévoyance, la coordination avec l’assurance maladie existe, mais reste limitée faute de cadre réglementaire clair. 
  • Les acteurs de l’assurance placent désormais leurs espoirs dans l’article 5 du projet de loi sur la lutte contre les fraudes fiscales et sociales, dont le vote solennel par l’Assemblée nationale doit intervenir le 31 mars. Le texte est présenté comme une avancée majeure pour supprimer la logique de travail « en silo », notamment en favorisant les échanges de données entre assurances maladie obligatoire (AMO) et complémentaire (AMC). 

 

Dommages climatiques : plus d’1 Français sur 2 déjà touché 

L’Assurance en mouvement – 27/03/2026 

  • Quelques chiffrés clés : 
    • 51 % des Français ont déjà subi un dommage climatique. 
    • 41 % des dommages sont causés par les tempêtes et vents violents. 
    • 30 % par la grêle, 16 % par la sécheresse et 15 % par les inondations. 
    • 90 % des Français prêtent attention aux alertes de Météo-France. 
    • 82 % adoptent des mesures de protection en cas d’alerte. 
    • 53 % font confiance à leur assureur pour les aider à anticiper ces risques. 
  • Si l’alerte est bien intégrée, la préparation sur le long terme reste insuffisante : seul un Français sur deux estime être prêt à affronter ces risques. 
  • Les assureurs, acteurs clés de la prévention : Generali, par exemple, souligne l’importance de passer « de la réaction à l’anticipation », en développant des solutions concrètes pour renforcer la résilience des ménages et des entreprises. 
  • Un enjeu de prévention et d’adaptation : pour Céline Bracq, directrice générale d’Odoxa, « les Français ont intégré les réflexes d’alerte, mais il persiste un écart entre vigilance et capacité à se préparer dans la durée ». Simon Blaquière, directeur du Generali Climate Lab, ajoute : « Notre responsabilité est d’aider les Français à transformer la vigilance en préparation durable. » 

 

Arrêts maladie : Actélior alerte sur le diabète et la santé mentale 

News Assurance Pro – 25/03/2026 

  • De 2015 à 2023, Actélior, cabinet d’actuariat, constate une augmentation de 70% des indemnités journalières associées au diabète et de 50% des arrêts associés à la prise d’antidépresseurs. 
  • Dans le détail, 60% de cette augmentation est imputable à des facteurs démographiques et économiques (population active et salaires). En revanche, 40% de la hausse répond à une évolution de la sinistralité à âge donné, « traduisant un recours accru aux arrêts maladie et un allongement de leur durée », explique Actélior. 
  • Les IJ en lien avec certaines maladies chroniques sont en forte hausse pendant la période. C’est le cas du diabète. En montant, les troubles de la santé mentale arrivent en tête des pathologies en termes de coût. 
  • Le point le plus saisissant de cette étude concerne les jeunes de moins de 35 ans. Ils sont concernés par une forte dégradation de leur santé mentale, par une augmentation des pathologies cardio-neurovasculaires et par une progression marquée du diabète.