Que s’est-il passé cette semaine sur le marché de la santé ?

26/02/2026

Point actualité

Que s’est-il passé cette semaine sur le marché de la santé ?

Semaine du 16 au 20 février 2026

CHEZ NOS CLIENTS ET PROSPECTS 

 

Prévention santé : Harmonie Mutuelle déploie « Mon bilan cardio »

News assurances – 17/02/2026 

  • Harmonie Mutuelle annonce le déploiement auprès de ses adhérents âgés de 35 à 55 ans du service de dépistage cardiovasculaire « Mon bilan cardio », développé par Health for People, filiale majoritairement détenue par Malakoff Humanis depuis 2025. 
  • Le dispositif, entièrement digitalisé, repose sur un questionnaire médical en ligne, suivi d’un rendez-vous avec un professionnel de santé (en téléconsultation ou en pharmacie), puis d’une restitution personnalisée et d’un plan d’actions de prévention. Il permet de dépister dix risques cardiovasculaires et métaboliques. 
  • La mutuelle prévoit un déploiement progressif sur quatre ans auprès de 800 000 assurés éligibles, financé par une indemnisation de 8,5 M€ perçue dans le cadre du procès Mediator. 

 

Rendements 2025 : Prévoir maintient la barre à 3 %

News assurances – 20/02/2026 

  • Au titre de 2025, le groupe Prévoir maintient un taux de rendement de 3 % sur les principaux contrats d’assurance vie distribués par sa filiale Prévoir-Vie, notamment Solution Épargne Vie et Solution Épargne Projet. 
  • Ce taux est stable pour la troisième année consécutive. Le groupe met en avant la solidité financière de sa filiale vie et la discipline de sa stratégie d’investissement pour justifier cette continuité de performance. 

 

SUR NOS DOMAINES D’INTERVENTION 

 

Santé : le gouvernement prépare un déremboursement hospitalier, les complémentaires dénoncent un nouveau transfert de charges

Argus de l’assurance – 20/02/2026 

  • Dans le cadre du budget 2026 de la Sécurité sociale, plusieurs mesures visent à réduire les dépenses hospitalières, avec un impact direct sur les complémentaires santé. 
  • Les projets de décrets prévoient notamment : 
    • une hausse du forfait journalier hospitalier de 20 € à 23 € (17 € en psychiatrie), 
    • un relèvement du forfait patient urgences de 19,61 € à 23 €, 
    • une augmentation de la participation sur les actes lourds de 24 € à 32 €. 
  • Selon l’Unocam, ces mesures représenteraient un transfert de charges de 530 M€ en année pleine, supérieur aux 400 M€ initialement annoncés. L’organisation a rendu un avis défavorable, dénonçant une absence de concertation et un paradoxe avec l’objectif affiché de gel des tarifs des complémentaires. 
  • Par ailleurs, une contribution exceptionnelle d’1 Md€ sur les cotisations des complémentaires est prévue pour financer 7,1 Mds€ d’économies dans le champ de l’assurance maladie. 

 

Santé : La DREES planche sur différents scénarios de déremboursement 

News assurances – 18/02/2026  

  • La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) a présenté plusieurs scénarios visant à réduire le niveau de remboursement de l’Assurance maladie afin de maîtriser les dépenses de santé. 
  • Trois principales pistes sont étudiées : 
    • Une modification des taux de remboursement, avec un relèvement du ticket modérateur pour certains soins. Cette évolution entraînerait mécaniquement un transfert de charges vers les organismes complémentaires et les assurés. 
    • La création de franchises ou de participations forfaitaires supplémentaires, appliquées à certains actes ou prestations, afin de limiter la progression des dépenses. 
    • Une hausse des prélèvements, présentée comme alternative aux déremboursements directs, pour préserver le niveau de prise en charge tout en assurant l’équilibre financier du système. 
  • La DREES met en évidence l’impact différencié de ces scénarios sur le taux d’effort des ménages, avec des effets plus marqués pour certains profils (retraités, ménages modestes ou personnes en affection de longue durée). 
  • Ces travaux s’inscrivent dans un contexte de tension budgétaire durable et d’augmentation structurelle des dépenses de santé, alimentée notamment par le vieillissement de la population. 

 

Comment Welfaire entend réinventer la protection sociale des indépendants 

Argus de l’assurance – 17/02/2026  

  • Créée en 2022, Welfaire conçoit des contrats santé et prévoyance pour les travailleurs non-salariés, distribués via un modèle de courtier grossiste, avec Axa comme porteur de risques. 
  • L’assurtech se différencie par une internalisation complète de sa chaîne technologique et une automatisation poussée des parcours. L’intelligence artificielle est intégrée au service client, à la gestion et aux processus opérationnels afin de fluidifier l’expérience assurantielle. 
  • Welfaire revendique 94 % des demandes traitées en moins de 30 secondes et des parcours permettant aux assurés de modifier leurs informations (RIB, contrat) sans tunnel administratif. L’objectif est de proposer un « digital utile », centré sur la rapidité, la transparence et l’autonomie des indépendants.  
  • L’entreprise affiche l’ambition de devenir le leader de la protection sociale des indépendants à horizon dix ans. 

 

Generali poursuit le déploiement de l’intelligence artificielle via une nouvelle structure

Argus de l’assurance – 17/02/2026 

  • Dans le cadre de son plan stratégique 2025-2027, qui prévoit plus d’un milliard d’euros d’investissements technologiques, Generali renforce son organisation autour de structures dédiées à l’industrialisation de l’intelligence artificielle et des systèmes cœur assurance. 
  • En France, une cognitive factory créée en 2025 avec Avanade développe des solutions d’automatisation basées sur l’IA. Plus de 5 millions d’opérations ont déjà été traitées via cette structure, dont 3,5 millions automatisées de bout en bout. 
  • Au niveau groupe, Generali lance une software factory baptisée « Generali Core Tech », visant à déployer une plateforme commune (« Insurance in a box ») pour l’assurance dommages et l’assurance de personnes. 
  • Déjà active en Espagne et en Suisse, la plateforme est en cours de déploiement dans plusieurs pays européens. Elle devrait mobiliser 150 experts et couvrir à terme environ 15 millions de contrats. 

 

Obsèques : une commission d’enquête sur les « dérives préoccupantes » du marché de l’assurance réclamée par des sénateurs

Argus de l’assurance – 17/02/2026

  • Trois sénateurs du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ont déposé le 6 février une proposition visant à créer une commission d’enquête sur les pratiques commerciales dans l’assurance obsèques et le secteur funéraire. 
  • Cette initiative fait suite aux alertes de la DGCCRF, de l’ACPR et d’associations de consommateurs. La DGCCRF a relevé en 2022 des anomalies chez près d’un tiers des professionnels contrôlés. 
  • Le marché représente environ 1,8 Md€ de cotisations pour 5,4 millions de contrats. En 2023, 32 % des décès étaient couverts par un contrat obsèques, principalement des contrats en capital (81 %). 
  • Les élus pointent notamment un manque de transparence, des clauses contractuelles abusives, des cotisations viagères pouvant excéder le capital garanti et des pratiques susceptibles de restreindre la concurrence. 
  • La création de la commission doit encore être validée par le Sénat. 

 

POUR LA CULTURE GÉNÉRALE 

 

Culture financière : les Français en manque de confiance

News assurances – 19/02/2026 

  • Selon une étude Odoxa réalisée pour Abeille Assurances, les Français affichent un niveau de connaissance financière comparable à celui des Allemands et des Britanniques, mais souffrent d’un déficit de confiance. 
  • Si 68 % des Français répondent correctement à une question simple de calcul d’intérêts (contre 69 % des Britanniques et 73 % des Allemands), seuls 38 % se déclarent « à l’aise » avec les sujets économiques. Par ailleurs, 71 % estiment ne pas avoir bénéficié d’un enseignement suffisant en matière de finance durant leur scolarité. 
  • Malgré un taux d’épargne supérieur de trois points à la moyenne de la zone euro, 55 % des Français placent leur argent sur leur compte courant, un support non rémunéré. 
  • L’étude souligne également un fort besoin d’accompagnement : 67 % des Français jugent utile d’être conseillés par des professionnels de l’épargne, notamment lors des moments clés de la vie (retraite, transmission, achat immobilier).